Perdu Dans Mon Esprit
L'Envie
Je croyais que cette envie était finie !
Je croyais ne plus en avoir besoin...
Et pourtant cela m'a repris !
Cette fois-ci, j'irai plus loin.
Cette envie m'aide quand Elle est là !
Elle me hante, du matin au soir...
Elle me torture et c'est comme ça,
Je ne pensais pourtant pas la revoir...
Grâce à cette chose si fine,
Je trace doucement une ligne,
Si facilement je m'ouvre,
Si profondément je me découvre.
Me verriez-vous différemment...
Si je vous disais mon terrible secret ?
Seriez-vous étonnés ?
Ou compatissants ?
Je ne vous en voudrais pas !
Personne ne me connaît...
Vous voyez ce que vous voulez,
Même si ce n'est pas le cas...
Mon secret ? Vous le voulez ?
C'est l'écriture... Et non la torture.
Vous voyez, vous n'avez pas essayé !
De regarder au fond de l'armure...
Personne ne me connaît, je l'ai déjà dit,
Je ne vais pas me gâcher la vie,
Alors que j'ai tant de choses à faire...
J'y arriverai et sans mordre la poussière.
Cette envie ne fait que commencer !
Et je ne vais pas arrêter.
Tant de choses à dire,
Même si peu de personnes m'écoutent
J'ai juste envie de Vivre !
Même si au fond ça me dégoûte…
Y a-t-il quelqu'un ici,
Pour comprendre ce que je dis…
Quelqu'un qui m'aimerait
Et me ferait avancer…
Solitude
En ce soir de décembre,
La solitude m'envahit…
Elle brûle mon Cœur, ma vie…
Me réduit en cendres…
Pourtant je ne demande que ça,
De voir mon Cœur s'enflammer,
Mais pour un Amour Partagé !
Et non une triste Soirée…
Minuit passé.
Toujours rien...
M'aurait-on oublié ?
Je le crois bien...
Comme toutes les autres années,
Elle s'est invitée.
Comme chaque jour de ma vie,
Elle me cause des soucis.
Elle fut ma seule famille,
À remplacer tous mes amis.
Mais jamais je ne l'ai aimée !
Car ce n'est pas ce que je voulais.
Je passe ma vie à attendre,
Que quelqu'un la remplace,
Avant que je finisse en cendres,
Ou que mon cœur devienne Glace...
Je pense que je ne trouverai pas…
Car je suis un incompris.
La solitude restera,
Jusqu'à la fin de ma vie...
Pourtant je ne demande pas grand-chose,
Un peu de chaleur, d'amour...
Mais personne ne veut m'en donner...
J'aimerais tellement qu'elle ose !
Pour aller dans ce monde de velours,
Et y rester, pour l'éternité.
Je ferais bien,
D'arrêter de déprimer,
Et enfin acquiescer,
Que ce n'est pas la fin.
La vie peut changer !
Du moins je l'espère...
J'ai besoin d'être aimé,
Pour ne pas tout foutre en l'air.
Il faut garder l'espoir !
Qu'un jour elle se lasse...
Moi je garde l'espoir,
Qu'un jour tu m'embrasses...
En ce soir de décembre,
Ma solitude est partie.
Je ne finirai pas en cendres,
Je commence ma nouvelle vie !
Écrire
Écrire, écrire, écrire,
Pour se vider le crâne,
Pour enlever le mal.
La page est ma confidente,
Celle qui sait tout de moi,
Celle qui ne me juge pas.
Écrire, écrire, écrire,
Encore et toujours !
Du soir au matin, appelant le malin !
Être, aux miles visages.
Voulant voler notre âme,
Mais dont la voix est l'écriture.
Se retrouvant alors happée,
Piégée dans la signature,
De ce contrat lugubre.
Écrire, écrire, écrire,
Jusqu'à ce que nos doigts saignent !
Que l'âme se plaigne, et nous enseigne …
Écrire !
Tout ce qui nous passe par la tête,
Tout ce qui nous donne la hargne,
Avant que tout, ne deviennent haine …
La haine des mots !
La reine des morts !
Car sans les mots
Se meurent les textes,
Et sans eux, les pensées pestent.
Jamais elles ne te lâchent,
Jusqu'à ce que,
Ton cœur le fasse …
Écrire, écrire, écrire,
Sans but ni raison,
Sans réfléchir, à la moindre solution.
Laissant notre cœur nous guider,
Sur le chemin des damnés !
Sur ce damier, qu'est notre alphabet.
Laissons-le trouver,
Les combinaisons,
Qui retranscriront, notre sombre situation.
Laissons-le changer,
Notre raison,
Pour qu'il nous, trouve les sons.
Les sons de cette thérapie,
Qui chante telle une harpie,
Les méandres de notre vie.
Écrire, écrire, écrire,
À l'unisson d'une chanson,
De concert en travers, bercé de mélodies
Les sons se mêlent alors,
Et d'eux même, les mots s'écrivent,
Sous les notes de musique.
La muse s'amuse,
De nous …
Aimant nous prendre, pour un fou …
Un simple dégénéré,
Frénétique,
Quelque peu atypique.
Mais nous sommes les seuls !
Artistes de notre vie,
Peintres de nos desseins,
Sculpteurs de notre humeur.
Mais la muse,
Sans cesse nous ruse.
Pour rester, loin de nous.
Car si plus près,
Elle était.
Jamais, on écrirait !
Occupés à l'embrasser,
Les mains liées,
Sous son emprise,
Notre âme,
Loin de nous,
Et notre cœur, à bout
Écrire, écrire, écrire,
Jusqu'à plus d'heures !
Jusqu'à que notre tête implose,
D'un vide libérateur, mais destructeur !
Un éphémère révélateur,
D'une peur, pleine de saveurs.
Les mots,
Se mélangent entres eux.
Dans une, étrange Orgie,
Remplis de termes somptueux,
Dans des thermes sans fin,
D'une langue, d'amoureux …
Le texte ainsi écrit,
N'a pourtant aucun sens,
Seule l'essence, d'un moment fusionnel …
Écrit pour sustenter la Belle,
Qui jamais ne le lira,
Ou jamais, ne comprendra …
Tout cela n'est clair,
Que pour mon esprit …
Qui fait de ma vie, un enfer !
Écrire, écrire, écrire,
Jusqu'à la fin de sa vie !
Projet sans fin, au sombre destin.
Cherchant seulement,
À faire briller les yeux,
Tout en marchant dans l'ombre ...
Mais plus l'attente est longue,
Plus il creuse sa tombe !
Laissant alors son texte, déstructuré ...
Ah si seulement les écrits,
Pouvait devenir réels,
Même dans un monde, où prône l'immatériel …
Mais ce n'est guère le cas,
Alors désespéré,
Forcé au cas par cas,
Figé devant la page …
Cette amie, cette confidente,
Deviens presque une Amante.
Essayant de faire fuir,
Celle qui nous hante,
Tout en laissant, celles qui nous hantent.
Finalement cette page se remplit
Au détriment de notre âme
Elle récupère
Toute notre vie
Pour finalement écrire à son tour
Ci-gît l'écrivain qui ne connaîtra
Jamais sa fin ...
Laissons les sons
Laissons les sons monter,
En mon cœur se déchaîner,
Qu'ils m'offrent une bulle,
Pour ne plus me sentir nul.
Laisse-moi donc vibrer,
Que mon corps à jamais rassasié,
Se torde à présent de plaisir,
Au gré des notes à venir.
Laisse-moi m'imprégner,
De cette puissance m'enivrer,
Que ce crescendo diabolique,
Fasse taire cet esprit mécanique,
Chaque note me porte,
Elles m'apparaissent,
Chaque note m'apporte,
Elles disparaissent,
Les mesures défilent,
Mes idées s'empilent,
Je monte le son !
Calme la pression.
J'ai l'impression,
De perdre la raison,
Mon âme s'affole !
Mon être en raffole !
Mes cellules implosent,
Ma cellule est cette prose,
Les notes et les mots,
Menottent mes maux.
Les temps passent,
Les quintes,
M'esquintent,
Mais jamais ne me lassent.
Laisse-moi m'imprégner,
De cette puissance m'enivrer,
Que ce crescendo diabolique,
Fasse taire cet esprit mécanique,
Chaque note me porte,
Elles m'apparaissent,
Chaque note m'apporte,
Elles disparaissent,
Elles disparaissent !!
Tessiture endiablée,
Sous forme de triolets,
Mon esprit,
Se fait violer.
Laisse-moi m'imprégner,
De cette puissance m'enivrer,
Que ce crescendo diabolique,
Fasse taire cet esprit mécanique,
Chaque note me porte,
Elles m'apparaissent,
Chaque note m'apporte,
Elles disparaissent,
À l'infini
J'aurais tant de choses à dire,
Avant mon dernier soupir.
Le passé nous a peut-être blessés
Mais c'est en l'avenir qu'on est ancré.
Je ne souhaite que ton bonheur
Chaque jour, chaque heure
Je ne souhaite que notre bonheur
Chaque jour, chaque heure
Je sais qu'il n'est pas facile de guérir
Mais c'est le salut de notre avenir.
Laissons donc le passé périr
Aucun mal n’est à venir.
Les craintes
Nous esquintent
Je ne veux plus de tout cela
Les cris
sont proscrits
Je ne veux que toi ici là.
Je t'aime
À l'infini de l'infini,
Peu importe ce que les autres pensent,
Ce ne sont pas leurs blessures que l'on panse.
C'est à nous que je pense.
C'est avec toi que j'avance.
Alors laissons le bruit du passé,
Dans le néant s’effacer.
Je n'ai besoin que de ton soutien,
Et j'espère toi du mien.
Il n'est jamais trop tard,
Pour dire que l'on aime.
Il n'est jamais trop tard,
Pour la personne que l'on aime.
Seul compte le moment présent
Et ce qu'on fait dans l'instant.
Alors ne laissons pas les craintes,
Devenir une contrainte.
Car pour un avenir radieux,
Qui sera sûrement merveilleux,
Il faut savoir avancer,
Et s'aimer.
La Secte
Un jour se créa une secte,
Dans ce monde, hors de ma tête.
Elle clamait haut et fort,
Un très grand désaccord.
Simple bout de papier,
Qui les avait rassemblés.
Rassemblés contre le nouveau,
Simples enfants de salauds.
Ce jour est passé,
Mais rien n'a vraiment changé.
Tous sont toujours ensemble.
Eux qui tellement se ressemblent.
Est-ce là le prix de la différence ?
Car c'était un prix immense !
Un prix qui a détruit…
Et a gâché toute une vie.
Et sans le soutien nécessaire,
La vie est devenue un enfer.
Un enfer solitaire.
Face à des gens solidaires.
La solidarité est magnifique !
Dans un monde idyllique.
Mais dans un monde comme le mien,
Cela en devient vite malsain.
Personne ne daigne bouger,
En entendant la vérité !
Et pourtant tous savaient,
À quel point ils ont tué.
Tué mentalement,
Détruit physiquement.
Il ne restait plus personne,
Pour inverser la donne.
De toute façon c'était trop tard !
L'enfant avait déjà changé.
Il ne pensait plus qu'à se venger,
À tuer tous ces tocards !
Puis le temps est passé,
Et sa rage a augmenté.
Maintenant il cherche un soutien,
Pour survivre le lendemain.
Mais les gens n'ont pas évolué,
Et ne pensent qu'à leur pomme !
Pourtant il n'en demande pas des tonnes,
Mais cela est trop demandé.
Est-ce que les choses auraient changé ?
Si cette secte n'avait jamais existé ?
Car même si elle fut vite démantelée,
Elle avait profondément blessé.
En y pensant rien n'aurait changé.
Peut-être seulement sa personnalité.
Mais le soutien lui,
L'aurait toujours fui.
Et c'est surtout cela,
Qui l'a rendu comme ça.
Et maintenant il attend,
Le jour du grand changement.
Trou Noir
Ce texte n'est qu'un trou noir,
D'une incompréhensible splendeur.
Tel mon reflet dans le miroir,
Qui m'entraîne au désespoir.
Aucun mot n'existe !
Pour décrire cette grandeur.
Ce sentiment subsiste,
Jamais il ne me quitte...
Ne voulant que comprendre,
Désirant me reprendre,
Je traverse le miroir,
Pour enfin mieux me voir.
Tout est si beau de ce côté !
Que ça ne peut être la vérité...
Pourtant c'est bien là,
Et ça ne partira pas !
Empruntant ce trou de verre,
Je m'engage vers l'inconnu,
Y aurait-il un repère ?
Où me suis-je encore perdu ?
Continuant mon chemin,
Sans être sûr du lendemain...
Recherchant ce sentiment,
Même si souvent je me mens...
Et sur les routes de mon esprit,
Où je ne trouve que l'insomnie,
Qui doucement me gâche la vie,
Même si elle me l'a déjà prise...
Jetant un dernier coup d’œil,
De l'autre côté du miroir.
Il est temps de faire le deuil,
De ce triste désespoir...
Amenant la mélancolie,
Tout comme cette mélodie,
Se construisant une vie meilleure,
Où se repose mon cœur...
Ce vide sera toujours là,
Et mon bonheur ne suffira...
Mais cette mélodie me sourit,
Et cela me suffit...
Violence
Comment peut-on aimer,
Lorsque notre cœur n'est habité,
Que par d'horribles pensées,
Que par une folie effrénée ?
Je pense que c'est impossible et pourtant,
Je sais qu'il peut y avoir un bon dénouement.
Comment peut-on être aimé,
Lorsque notre âme meurtrit,
N'a envie que de voler la vie,
À tout être croisé ?
Je sais que c'est impossible et pourtant,
J'ai besoin de ce sentiment.
Je me demande des fois,
Si mon salut ne viendrait pas,
Du terrible choix,
Qu'est de franchir le pas ?
D'un coup cela me semble limpide et pourtant,
Je n'ai pas envie de perdre mon temps.
Y a-t-il une solution,
Pour ne pas gâcher la vie d'autrui ?
Y a-t-il un moyen pour cette fille,
De voir tout au fond ?
Je commence à ne plus y croire et pourtant,
Une partie de moi le souhaite réellement.
L'amour et la haine sont si proches,
Qu'ils deviennent indissociables.
Et j'ai beau être sociable,
Personne vraiment ne m'approche.
En moi monte cette folie et pourtant,
Je ne veux guère la déclencher maintenant.
Mon cœur est fait de violence,
Sous mon âme régie par dépendance.
Alors que mon esprit clame vengeance,
Mon corps ne souhaite que l'indépendance.
Pour moi plus rien n'a de sens et pourtant,
Je continue à marcher en cadence.
Fuir
Je ne suis qu'un artiste,
Beaucoup trop pessimiste.
À force de trop en dire,
Je vais te faire fuir.
Malheureusement je n'y peux rien,
Je ne suis pas bien fin.
Je suis là, las.
À attendre ta voix.
J'aimerais que tout aille bien,
Qu'on puisse aller loin.
Mais depuis cette blessure,
Il n'y a que l'usure.
Doucement tout disparaissait,
Jusqu'à cette vérité.
Tout alors a pris un sens,
Avec la puissance d'une lance.
Pourtant, pour toi, je lutte,
Car ton amour est mon but.
Le rêve d'un futur magique,
Sans aucune nuance tragique.
Mais j'ai envie de fuir,
Pour ne plus te nuire,
Pour que libre tu puisses être,
Et à nouveau faire la fête.
Sans moi tout irait bien ?
Je me pose la question.
Suis-je donc quelqu'un de bien ?
Où ai-je raison dans le fond ?
Tout ce que je sais,
C'est que sans toi rien ne me plaît.
L'envie de t'embrasser me prend,
Mais il n'y a que du vent.
Mon seul salut est ta voix,
Tout auprès de moi.
Que ton Amour je sente,
Et qu’oublier je tente.
Mais tout cela n'est pas facile,
Crois-moi, c'est difficile.
Mais pour toi j'essaie,
D'être un Homme parfait.
Mais certaines choses me tuent,
Et m'obligent à me mettre à nu.
Pour essayer de te faire comprendre,
Pour que tu puisses m'entendre.
Je ne cherche pas à te blâmer,
Seulement à t'expliquer,
Par tous les moyens possibles,
Que tout cela est risible.
Du plus profond de mon être,
Mon Amour s’amplifie,
Et même si cela semble bête,
Je veux être ton chéri.
Je sais que je te demande des efforts,
Mais c'est toi qui as le premier tort,
J'ai besoin de passer au-dessus,
Et de ne plus être exclu.
Je veux une place dans ta vie,
Et valoir plus qu'un ami.
Je veux partager ta joie,
Et entendre chaque jour ta voix.
Je voudrais juste que tout aille bien,
Même lorsqu'on est loin.
Je veux que tu saches que je t'aime,
Malgré ce gros problème.
Si seulement tes actions,
étaient aussi belles que tes mots,
Il n'y aurait plus aucune raison,
De croire que tout est faux.
Je ne demande guère davantage,
Et souhaite que ton bonheur.
Voulant le partager à toute heure,
Sans finir sur le rivage.
Tu es celle que j'aime,
Celle dont j'ai besoin.
Ne me laisse pas dans un coin,
Et prouve-moi que tu m'aimes.
Car même si ta voix m'emplit de joie,
Ce sont les détails qui me l'enlèvent.
Un simple mot, une simple action,
Me fait perdre la raison.
Alors s'il te plaît fais attention,
Car j'ai besoin de ton affection.
Il n'y a que pour toi que je me lève,
Car au fond, que suis-je donc sans toi ?
Pas grand-chose je suppose,
Qu'un vulgaire tas de mots en prose,
Qu'une simple ombre sans personne,
Qui ne veut que ta personne.
La Corde
La corde,
M''accorde.
Elle me donne,
Un monde,
Lorsque sonne,
La ronde.
Elle tire le temps,
Me tends ce rire,
Lentement me pousse,
Du sang je tousse !
De haut je tombe,
Droit dans ma tombe.
Entremêlée,
Telles mes idées,
Inébranlable,
Insoutenable,
Je pète un câble !!
Effilochant,
Mes sentiments,
Elle se ressert.
Déchirant,
Toute ma chair,
À présent j'erre.
Elle se lie,
Me rompt le cou,
Elle me lit,
Empêche mes coups,
Des marques me laisse,
Me tient en laisse.
Vint donc la fin,
Lutter fut vain,
Mon esprit enrouillé,
Mon mépris embrouillé,
Je la regarde balançant,
Balançant un regard,
Sur mon âme qui s'égare.
Tournoyant dans le ciel,
Rongé de fiel,
Elle m'observe, Elle m’obsède !
Obsolescence de l'essence qui m'anime,
Convalescence de ces sens qui m'habitent,
Sans but,
Les mots se tracent,
Sans lutte,
Ma vie retracent.
Serrant mon corps,
Brûlant ma peau,
Résiste encore,
Au renouveau.
J'ai fort envie,
Je le concède,
Qu'un jour elle cède,
Me laisse en vie.
Fantasme ; aux teintes oniriques,
Idée perdue ; d'un cœur mélancolique,
Un enfer atypique,
Aux flammes glacées ; magnifiques.
Tenant par le cou,
Mon corps qui se tord,
Le sol s'érodant à tort,
Aurais-je loupé le tout ?
La corde est-elle mon ennemie ?
Ou le salut de mon esprit ?
M'empêche-t-elle de tomber,
Dans ce gouffre sombrer ?
La douleur
N'est pas une erreur,
Un simple moyen salvateur,
De repousser chaque jour son heure.
Haletant lentement,
Ma respiration se coupe
Mes pieds ne touchent guère le sol !
Mon cœur enfin s'affole,
Mais je suis hors du gouffre,
Tant bien même j'étouffe !
Sans blessures,
Sans déboires,
Sans l'usure
Des histoires,
Pas de gains,
guère de fin.
Une victoire
Dérisoire,
Dessinée
Imagée,
Loin
De toute vérité.
La corde me porte,
Une fin elle m'apporte,
Me protège du courroux,
De la vie qui corrompt.
Obnubilé,
je refuse l'idée,
Un rejet sans regret,
Un espoir qui me plaît.
À présent
il est temps,
De laisser,
Cogiter,
Mon esprit,
Au travers
Des soucis.
Mes yeux se ferment...
Tout devient terne...
Un cri me glace...
Ma voix s'efface...
Questions
« Qui suis-je ? Que fais-je ? Où vais-je ? »
Je ne le savais pas moi-même.
[Instrumental Build-up]
« Que penser ? Que dire ? »
C'était des questions sans réponse.
[Instrumental Build-up]
« Que va-t-il se passer ? »
C'est ce que je voulais savoir. Malheureusement, personne ne pouvait me donner la réponse à cette question ! Encore moins aux autres. Je venais d'ouvrir les yeux, mon corps était recouvert de poussière et un étrange liquide suintait sous mon cuir chevelu.
[PAUSE]
« Qu'est-ce donc ? Où suis-je ? »
C'était les seules choses qui me venaient à l’esprit ! Des questions… Toujours des questions ! Comme si mon crâne ne savait faire que cela. Pourquoi ne pouvais-je pas penser à quelque chose de concret ? Quelque chose de tangible ? Encore de nouvelles questions.
Soudain, une musique vint me titiller la mémoire et me sortir de mon étrange torpeur.
[PAUSE]
« D'où vient-elle ? »
Encore une question ! Mais cette fois-ci, j'avais un bout de réponse. Ce n'était peut-être pas grand-chose, mais cette musique avait quelque chose de familier ! L'avais-je déjà entendue ? Je n'en étais pas sûr. Pourtant, ces notes résonnaient dans mon crâne ! Cela en devenait presque insupportable ! Inaudible ! Comme un puissant mal de tête. Un mal qui te ronge et prend petit à petit possession de tout ton corps ! Jusqu'à ce que ton âme hurle de douleur.
[Instrumental Build-up]
« Pourquoi ? Que se passe-t-il ? »
Tout semblait se brouiller autour de moi. À maintes reprises j'avais tenté de me relever, mais en vain. Comme si le sol sur lequel j'étais couché était soumis à une gravité plus forte que sur Terre ! Comme si cet étrange liquide visqueux n'était rien d'autre qu'une puissante colle me piégeant à terre.
[PAUSE]
« Que faire ? Quelqu'un peut-il me voir ? Suis-je seul ? »
J'avais envie de crier « À l'aide ! » mais j'en étais incapable ! De toute façon je n'avais jamais été capable de grand-chose. Et cela de toute ma vie. Incapable de répondre à mes propres questions, incapable d'avoir une vie correcte, incapable de penser correctement.
[PAUSE]
La musique s'arrêta alors pour laisser place au brouhaha d'un chant ! Un chant morbide qui cette fois-ci, ne me disait rien. Pourtant la musique était restée gravée dans mon crâne et prenait avec aisance le dessus ! Comme si je ne voulais entendre que cela ! Comme si c'était la seule chose qui permettait à mon crâne de ne plus penser.
[Instrumental Build-up]
« Mon passé ? »
Pourquoi venais-je de me poser cette question ? Elle n'avait aucun sens… Alors pourquoi ? Et tout en écoutant la litanie morbide du chant cyclique, je commençais à trouver les réponses à mes questions ! Je revis mon passé, mon présent ; lui-même passé d'un nouveau présent et ne voyant aucun futur, je compris tout.
[SILENCE]
J'étais mort.
Musique
Dans ce vide sidéral
Où les ténèbres règnent,
Le temps n'est qu'un fil
Que la musique égrène.
Une boucle sans fin,
Ma seule litanie.
Des lueurs ricochent
Sur le métal froid.
La Mort a-t-elle fauché
Le souffle de ma vie ?
Un jour, un mois, une heure ?
L'écho malsain dévore
Les restes de lueur
Qui survivent encore.
Mes muscles sont morts,
Enchaînés au néant.
Ma peau, ce cuir mortel,
Soudée au sol brûlant.
Aucune douleur...
Aucune conscience...
Juste une question qui me heurte
Et brise le silence.
Enveloppe oubliée,
Homme, femme, ou chimère ?
Mon vrai visage s'efface
Dans cette lumière.
Mais qu'importe mon corps !
La musique est mon jou,
La vibration qui tord
Chaque fibre, jusqu'au bout.
Et le son qui s'élève
Est un spasme divin,
Un espoir qui soulève
Mon être moribond.
Puis le silence... Coupure.
L'extase assassinée !
La chute d'une fracture
En pleine apothéose !
Les fil de fer qui mordent !
Les vers dans mes artères !
Le traumatisme abject
Au cœur de ma prière !
La musique m'emporte !
Loin de cette douleur !
Que la lame m'escorte !
Dans ma dernière demeure !
Le son est mon suaire, la torture mon éveil !
Mon corps n'est que misère, mon esprit est soleil !
L'HORREUR !
Mes yeux s'ouvrent !
Mon dos n'est qu'un lambeau !
La peau que je découvre
Collée au fer rougeaud !
Ces fil, rasoirs de pêche,
Mutilent mes tendons !
Ma langue, une plaie sèche,
Au goût d'abandon !
Mon âme profanée !
Et mon sexe... offert...
Dans le sang d'une vasque
Aux portes de l'Enfer !
Un éclat d'argent... deux yeux incandescents.
Une aura de démence... un sourire nauséabond.
Te revoilà enfin... parmi les vivants.
Ce retour fut brutal,
Je te le concède...
Mais pour notre final...
J'avais besoin de ton aide.
Ma lame te caresse,
Miroir de ton tourment.
Ta vie en détresse
Est mon avènement !
Vos yeux, je les fuis...
Mon requiem s'installe
Dans le bruit de la chair,
Ma fugue sépulcrale...
Ma lame glisse sur ta chair,
J'exulte de bonheur
Ma main glisse sur ma chair,
Je jouis de ton malheur !
Mais pourtant tu me fuis ...
Ta souffrance est muette ! Ton corps ne dit rien !
JE VEUX ENTENDRE LE CHANT DE TON AGONIE !
CHANTE TA NÉCROSE ! DEVIENS MON RÉQUIÈM !
J'ÉVENTRE TES PAUPIÈRES ! FORCE TON REGAR !
Deux soleils blancs implosent...
Où l'esprit s'est noyé.
Son âme est la musique,
À jamais libérée.
"POURQUOI... ?"
"POURQUOI CE NÉANT ME FAIT-IL FACE ?!"
Mon reflet dans son sang...
Le visage d'un lâche.
Alors je prends la lame !
Je deviens le jouet
De ma propre démence,
Le monstre que j'ai créé !
Sentir ce qu'ils ont ressenti !
Aucun psaume ne s'élève...
Pour sanctifier ma chute...
Seul le vide m'achève...
Minute après minute...
Deux corps immobiles,
Un dernier soupir.
Figés pour l'éternité...
Dans un même sourire.
Musique - Director's Cut
[Acte I : La Stase Infinie]
L'univers n'est qu'un vide sombre,
Où le temps n'a plus de nom,
Où les secondes dans la pénombre
Suivent la même afflicssion.
Seul un écho qui le protège,
Une musique, son pardon,
Le dernier et fragile arpège
Avant l'abandon.
Allongé sur un sol immonde,
Ne sachant ni où, ni qui.
Bercé par cette musique-monde
Qui anesthésie son esprit.
Un homme ? Une femme ? Peut-être.
L'esprit si embrouillé, si la.
Le corps n'est plus qu'un mal-être
Quand l'âme est au trépas.
Les jours passent, ou bien des mois,
Peut-être une seule minute,
Altérée par le poids
D'une éternelle chute.
De fines lueurs apparaissent,
Reflets fous sur du métal froid,
Les ombres dansent et le caressent
Comme les fantômes de sa foi.
[Acte II : La Conscience de la Chair]
Le silence.
Un bruit sourd, scalpel de l'âme,
Vient de tuer la mélodie.
Un choc brutal, un oriflamme
De pure agonie.
Ses yeux s'ouvrent, violents, hagards,
Dans un monde qui n'est plus le sien.
D'un seul coup, sans aucun égard,
Il se lève, brisant ses liens...
... Ou du moins, ce qu'il croit être un songe.
Un cri d'horreur et de tourment.
La réalité qui le ronge :
Sa peau, arrachée violemment.
Membres liés de fil de pêche,
Mutilés, inertes et gourds.
Son dos, une plaie à vif, fraîche,
Sur un fer chauffé sans recours.
Sa salive a le goût du sang,
Sa langue n'est qu'un souvenir.
Son sexe, là, dans un bol blanc,
Assiste à son lent dépérir.
La réponse à sa question,
Dans cette abomination.
[Acte III : L'Artiste et son Jouet]
Dans le noir, des dents d'argent brillent,
Un sourire lent se dessine.
Deux grands yeux de démence scintillent,
Une aura folle et assassine.
Le sourire parle enfin, d'une voix
Rauque et mielleuse, un venin
Qui promet la fin de la joie,
Le summum du chagrin.
"Ravi que tu sois de retour,"
Jubile le ton vicieux.
"Conscient pour la fin du parcours,
Un final délicieux.
Comprends-moi... je te voulais là,
Pour savourer mon art,
L'apothéose de tout cela,
Ton ultime cauchemar."
La peur pure, incommensurable,
Son esprit refuse le voile.
Il subira, insoutenable,
Chaque seconde de sa pâle étoile.
[Acte IV : La Liturgie de la Souffrance]
Une lame brille, insoutenable,
Reflet du regard du pervers.
Elle glisse, lente, presque aimable,
Sur ce corps offert et à l'envers.
La lame joue, amoureuse,
Sur la peau, la décolle,
D'une précision presque heureuse
Pendant que le sang s'immole.
Il admire son "jouet" qui souffre,
Cette toile de chair et de pleurs.
Il respire l'odeur du soufre,
Le parfum rance de la peur.
Et sa main, maculée d'écarlate,
Dans un geste lent et obscène,
Cherche un plaisir scélérat
Sur son trône de haine.
Il jouit de la destruction,
Au climax de l'humiliation.
[Acte V : Le Requiem Intérieur]
Il ferme les yeux, il se noie,
Il imagine la musique.
Celle qui sera sa seule foi,
Son réquièm extatique.
Son esprit a déjà fui,
Bâtissant sa cathédrale
De notes et d'harmonie,
Loin du monde sépulcral.
Frustré par ce mutisme étrange,
Le bourreau décuple l'effort.
Il veut le cri de son arkange,
Le chant sublime de la mort.
Ce jouet qui ne chante pas,
Ce corps qui lui résiste,
Ce silence est un trépas
Pour l'ego de l'artiste.
"CHANTE POUR MOI !" hurle la rage,
Il lui arrache les paupières !
Pour le sortir de son voyage,
Le ramener à sa misère.
Mais deux yeux blancs, sans aucun regard,
Le fixent depuis l'infini.
Son âme s'est enfuie, trop tard.
Le bourreau a perdu. Fini.
[Acte VI : Le Suicide de l'Artiste]
Rage sans nom, rage sans fond,
L'arme vole à travers le noir.
Il saccage tout, moribond,
Dans un dernier désespoir.
"POURQUOI ?" hurle-t-il à son reflet,
"POURQUOI CET AUTRE MONDE
M'A-T-IL VOLÉ LE SEUL EFFET
QUE MON ART VEUT EN CE MONDE ?"
Puisque sa toile reste muette,
Sourde à son talent de douleur,
Sa dernière pièce sera faite
De sa propre chair, sa propre horreur.
Il retourne la lame, à présent,
Contre son propre corps, sa guerre.
Les lambeaux tombent dans le sang,
Dans un rire extra-terrestre.
Mais pour lui, pas d'autre monde,
Pas de requiem qui guide,
Juste le néant qui gronde
Dans une agonie aride.
Deux corps gisent, dernier soupir,
Deux êtres figés dans la pierre.
Et sur leurs lèvres, un sourire...
Pour l'éternité entière.