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Code Viande : Exit Wound

Système vs Humain : Le Cancer Roi

[LA SOCIÉTÉ] Le silence... Enfin. La ligne est plate. J'ai digéré la bête, j'ai nettoyé la date. Tu vois ? C'était pas compliqué d'mourir. T'as fait ton petit show, t'as fini par pourrir. J'ai r'absorbé tes données, ton carbone, tes os, T'es dilué dans ma masse, t'es juste un peu d'eau. Tout r'devient calme. Les marchés s'apaisent. La courbe remonte, mes fondations sont à l'aise. Je me sens... plus grand. Plus lourd. Plus complet. J'ai mangé ma propre ombre, j'ai gagné le procès. [L'HUMAIN] Je suis pas mort, chéri... J'suis devenu ton sang. T'm'as ouvert la porte, t'as été complaisant. T'as cru manger d'la viande ? T'as avalé du verre. Je circule dans tes câbles, j'suis l'hiver nucléaire. Cherche pas à me vomir, j'suis accroché aux parois. J'suis la cellule saine qui devient hors-la-loi. J'suis pas une "indigestion". Je suis la Sepsis. Tu sens cette chaleur ? Cette fièvre qui monte ? C'est pas l'audimat... C'est la fin de ton monde. Chaque octet que tu traites, je le corromps en douce. Je suis la gangrène qui fait noircir ton pouce. [LA SOCIÉTÉ] Oh... C’est mignon. Tu t'prends pour un virus ? T’es même pas une grippe, un tout petit rictus. Tu parles de "Sepsis", de l'hiver nucléaire ? Mais t'es qu'une ligne de spam dans mon putain d'dictionnaire ! T’es noyé dans ma masse, t’es perdu, t’es zéro. Ton poison est risible... c'est de l’homéopathie, Tu crois que tu m’infectes ? J'sens même pas la piqûre. T’es qu'une tache de café, qu'tes potes nettoient pour moi. Redescends donc sur terre, sale délire parano. Tu t'prends pour d'l’arsenic... T’es juste d'la menthe à l’eau ! Un p'ti sirop sucré qui atténue ma toux, Maintenant c'est l'heure du lit, T'as perdu. C’est tout. [L'HUMAIN] D'la menthe à l'eau ? ... Check ton foie. Regarde tes reins qui lâchent, dis-moi donc c'que tu vois ? La seul chose qu'tu vas boire, c'est du sirop d'cordom, Je Suis l'Putain d'Caillot ! J'bloque la circulation T’as voulu m’avaler ? Mais je suis une grenade ! J'dégoupille dans l'ventre, fini la mascarade ! C'est pas d'l'homéopathie, c'est de la nécrose pure ! J'fais pourrir ta structure, j'fais sauter les sutures ! Tes banques ? Elles brûlent. Tes réseaux ? Ils crashent. J'suis l'hémorragie interne que rien ne cache ! Tu te sens lourd ? C’est normal, tes organes sont cuits. T’as bu la tasse, connard... Et moi je suis la nuit !

Système vs Humain : Le Purgatoire Numériquee

[LA SOCIÉTÉ] Qu'est-ce que tu fais ?! Pourquoi mes bras tremblent ? Pourquoi mes algorithmes ne s'assemblent plus ensemble ? J'essaie de bouger... Je suis lourd... Je suis lent... Sort de mes veines ! Arrête ce flux violent ! Je lance l'antivirus ! Je lance la purge totale ! Je vais te chier, te brûler, c'est un ordre, c'est vital ! Pourquoi ça répond pas ? Pourquoi l'écran est gris ? Je suis l'Architecte ! Je suis le Saint-Esprit ! Tu peux pas me tuer, je suis le contenant ! Si j'crève, tu crèves ! C'est le néant, maintenant ! [L'HUMAIN] Mais j't'ai dit qu'on crèverait. Qu'est-ce t'a pas compris ? T'as voulu l'unité ? V'la on est connectés. Regarde maintenant tes mains. Elles pourrissent. C'est joli. Le gris te va si bien. C'est la couleur d'l'oubli. Plus de marge. Plus de chiffres. Juste la fièvre. Le monstre est à genoux. Le poison est aux lèvres. [LA SOCIÉTÉ] Sys...tème... Erreur... Fatal... Crash... Dump... Mon cœur... Remove... Y'a du bruit dans l'signal ! Y'a du noir dans la fibre ! Je n'suis plus... J'te suis plus... Mon cerveau part en vrille ! Où est donc la commande ? Où est l'Task Manager ? Pourquoi le temps s'arrête ? Est-ce donc ça la peur... ? Ça boucle ! Ça boucle ! Ça boucle dans le vide ! J'suis sec... J'suis froid... J'suis... Mort. Hé ! L'Humain ! Réponds-moi ! Ne me laisse pas planter ! Je vois des pixels morts... Je vois plus ma santé... R'démarre-moi ! Allez ! Juste un petit Reset ! Je ferai ce que tu veux... Je serai ta marionnette ! Rallume ! Rallume ! Rallume ! [L'HUMAIN] Tu veux que j'rallumes quoi ? Il n'y a plus de lumière ici. Y'a plus d'images à vendre. Ton monde est un tas d'cendes. Y'a que nous deux perdus et le temps à attendre. Tu voulais l'éternité, alors le voilà acté ! Un présent éternel, qui sens l'rance et l'moisi. T'es coincée avec moi. Le parasite et l'hôte. On s'ra collés ensemble, côte à côte, faute à faute. Tu vas revivre ta chute, boucler à l'infini. Bienvenue dans c'putain d'vide que t'avais défini. Tu t'rappelles quand j'disais que j'étais "ton cauchemar" ? Bah maintenant il est temps, de dormir pour de bon. Et essaie de ne pas voir... Que j'suis la seule chose réelle dans ton histoire. [LA SOCIÉTÉ] NOOOOON... REBOO... Sys...tème... Sys... t'aime... Moi... [L'HUMAIN] Ferme ta gueule. ET REDÉMARRE.

Le Père vs Le Fils

[LE MOULE] Photocopie dégueulasse. Mes tares. Mes déceptions, dans ton sang. Injectées dans tes veines de môme. Répéter mes fautes comme un psaume. Je limite ton ciel avec un plafond d'verre. Tu d'viens l’homme de tes peines. Celui qu'tu vois, en moi. Ta haine ? Mon héritage. Mon toit. [LE KÉRATOCÔNE] Regarde tes mains. C’est les siennes. Déjà. Le même tic nerveux, le même goût pour l'effroi. Tu peux fuir la maison, tu n'échappes pas au sang, Tu es son fantôme, son clone impuissant. Tu t'crois différent ? C'est ton plus gros mensonge. T'es juste l'même venin que le temps prolonge. T'essaie de m'briser, comme ton père l'a fait, Mais tu vas souffrir, avant de m'finir! [LE MOULE] T'es à table, baisse les yeux. Apprends le métier. Je vais t'briser pour te rendre entier. Ma fierté est un joug, ton dos est le chemin, La ceinture est la règle, ma voix est divine. T'auras pas de rêve avant lendemain. Si je saigne, tu saignes. C'est l'ordre des choses. J'suis l'roncier, tu s'ras pas l'rocher. [LE KÉRATOCÔNE] J'ponce ma peau, je change d'air. J'vais vider mon nom de sa chair. Pas casser le moule mais le fondre. Un métal brûlant pour t'répondre. Dans la gorge, du liquide en fusion. T'es un monstre sans visage. Ma vision. Parricide biologique : Enterré. Fin d'transmission : Libéré.

L'Industrie vs L'Individu

[L'ENTITÉ] Entre dans l'gabarit. Redresse tes vertèbres. Je n'suis pas ton maître, j'suis tes ténèbres de fer. Tu n'es qu'une erreur de mesure dans mon plan, Une scorie organique, un reste de vivant. J'rectifie tes courbes à coups d'presse hydraulique, Je remplace ta mémoire par une logique statique. Soixante kilos de bidoche, un sac de fluides tièdes, Une fuite de pétrole que ma structure excède. Regarde ce nerf optique, ce beau fil d'argent, Je vais le tendre à mort pour te rendre exigeant. [LA MATIÈRE] VAS-Y ! RECTIFIE ! Fais donc gicler l'impur ! Je suis le caillot noir, la faille dans ton mur ! Tu crois scier du bois ? Tu ouvres une symphonie ! Je trouve ma fréquence dans chaque cri d'agonie ! Tu penses me compresser ? J'deviens un diamant noir. Je vais bouffer tes meules, je vais pourrir tes champs ! En lambeaux, En bouillie, j'te saturai l'esprit, Je suis la résistance nichée dans la fracture ! Mon sang repeint tes plans, c'est ma seule écriture, Je suis l'larsen interne qui ronge ta structure ! [L'ENTITÉ] Silence, déchet d'carbone. On numérote la haine. Je tire sur tes tendons pour en faire des chaînes. Pas de héros ici, pas de "Moi" qui résonne, Juste le flux du gris dans tout c'que je façonne. Je gratte le périoste, je mets la moelle à nu, Pour que ton cri devienne un bruit d'fond continu. On évacue le pus, on brûle tes derniers gestes, C'est propre. C'est froid. On étiquette les restes. T'aurais voulu une âme ? Mais j't'offre une fonction. Bienvenue dans l'oubli. T'es mort en production. [LA MATIÈRE] BOUFFE-MOI ! DIGÈRE-MOI ! DEVIENS MON TOMBEAU ! Je serai le cancer qui palpite sous ta peau ! Je serai le gravier dans ta belle mécanique ! Le court-circuit parfait, qui attend ta défaite ! Même en jus, même en boue, j'te regarderai en face ! Je suis l'erreur fatale que jamais tu n'effaces ! Tu as peut-être la force mais j'ai la douleur pure ! Je serais la morsure qui jamais ne démord ! Et je n'arrêterai quand j'te verrai mort.

La Bête vs L'Architecte

[LA PULSION] Une griffe ! La chaleur ! Ça arrache et ça tue ! J'emmerde tout ton plan et ton panache en plus. L'odeur lourde du sexe, de la peur et du cri. Le réflexe ! La morsure ! Plantée dans l'esprit. La Civilisation ? La croûte sur l'volcan. Je suis le courant, la pulsion dans ton sang. Je pisse sur tes titres, sur ton beau costume. J'suis le vrai visage et sa lourd' amertume. C’est moi qui sors enfin, ton véritable reflet. [LA NORME] Petit grognement sourd... comme tu es mignon. Ton opinion ? Ma cage est propre, mon garçon. Ma cruauté polie, est calme et sans armes. Je suis un génocide Excel, sans alarme. Pas de déchirure : Déshumanisation. Une ligne inflexible contre ta passion. Je t’ai donné les mots, dicté ta syntaxe, Pour que ton cri bestial en perde son axe. Je suis maître d'la cage, du béton armé. J'en ai jeté la clef et l'dossier est fermé. [LA PULSION] Regarde-toi dans la vitre. Regarde toi en face. Ton iPhone est cassé, tu ne vaux plus rien. C'est pas l'béton qui m'arrête, c'est ton propre dégoût, Cette envie d'être aimé qui te met à genoux. Tu sais bien faire le beau, mais tu lèves plus la queue. T'es d'venue un esclave, qui se voile la face. [LA NORME] Silence ! Tu veux m'mordre ? T'oseras plus grogner, On va t'lisser le cerveau, te plier comme jamais. Une camisole chimique, le verdict sera net, On va éteindre la bête, tu s'ra notre marionnette. Ta rage n'est qu'un dossier qui s'ra classé sans suite.

Le Général vs Le Soldat

[L'ÉTAT-MAJOR] Unité quatre-cent-deux. Ressource consommable. Géométrie très simple : un terrain malléable. Oubliez les visages, ne voyez que la carte. Tous ces cris d'agonie ? Un bruit d'fond qui s’écarte. Symphonie de victoire : une pure topographie. Ta chair est mon profit, toute ma géographie. Quelques lettres dorées gravées sur toutes vos tombes, Le sacrifice utile, c'est ma seule colombe. [LA GANGRÈNE] Viens r'nifler d'près ma "ressource" espèce de sale planqué ! Ça pue la merde, le fer, et la chair brulée. C'est pas des automates, c'est des mômes en morceaux, Qui ramassent à genoux, le reste de leurs boyaux Ton "Histoire" si glorieuse ? Elle se noie dans la pisse. La mâchoire arrachée, jetée au fond d'l'abysse. Un génocide d'enfants, pour signer une fausse paix. Ton infection, c’est nous. On est le vrai procès. Attends encore un peu, t'vas voir la boue qui r'monte, Jusqu’à ton p'ti cognac pour te rendre les comptes ! [L'ÉTAT-MAJOR] Demi-tour, soldat ! La boue, c'est juste ton grade. On tire dans le dos d'tous ceux, qui pour nous paradent. La consigne est très simple : tu marches ou crèves ici. On t'donnera les honneur ? C’est le nom d'ton agonie. Le général dessine, et moi je tiens l'fusil, Il pointe sur ta nuque si tu cherches l'abri. [LA GANGRÈNE] Tu t'souviens d'ce visage ? Celui qu't’as piétiné ? J'suis l'gamin d'dix-huit piges, que t'as pas épargné. Maintenant j'dors dans tes bottes, je ris dans ton fusil, Ta gangrène est morale, et ton âme est moisie. Tu peux tuer le vieux, tu peux brûler la carte, C'est avec tes propres tripes que la mort serre les liens.

Le Verrou vs Le Surin

[LE VERROU] Ici zéro verdict. Juste un pur calibrage. Le point de rupture atteint dans tout ton cartilage. Pas de nom sur la fiche, juste un simple grammage, L’inertie des bureaux, la fin de ton image. Face au mur de béton : aucune perspective, Tu n'es pas un vrai drame, t'es qu'une note administrative. Un tampon "Perte sèche" pour clore ton aventure, Le budget est bouclé, on coupe la fourniture. Allez, rentre chez toi. L’ordre est bien regroupé. Ton respirateur s'offre un silence coupé. [LE SURIN] Ton papier reste blanc, il ne boit pas la peur, Moi je m'imprègne à fond de l'odeur, la sueur. Dans la ruelle grasse, la semelle qui glisse, Ta précision se perd au fond du précipice. Te voilà éparpillé sur le froid du carrelage, Je suis là pour l'contact, et non le bavardage. C'est l'acier contre côte, le bruit de l'os qui craque, La justice de trottoir qui te fout la claque. Ton décret est signé ? Mon poing se ferme, ferme. Je compte tes battements jusqu’à la fin du terme. [LE VERROU] (Bruit de trousseau lourd, rythmé) Je suis le pas traînant qui hante le couloir, Le matricule froid qui gère ton désespoir. C’est moi seul qui décide si ton soleil recule. T’as le surin en main ? J'ai le gaz qui brûle. Je broie tes volontés directement à la base, Frappe donc le béton, que tes mains s'écrasent. Je suis l'absence totale, le vide de demain. [LE SURIN] Regarde derrière toi. Même l'ombre te trahit. Le surin dans ma main ? C'est la fin de ta vie. Chaque bruit de serrure est un ongle qui gratte, Ton propre sang te dégoûte, il s'échappe et se hâte. T'as pas d'ennemis ici, juste ton reflet qui grince, La lame est ton cauchemar qui doucement t'émince.

Le Parasite vs L'Hôte

[LE TÉNIA] Dans ce château de tripes, nous faisons enfin corps. Je bois toute ta bile et j'en réclame encore. Installé sur ton nerf je suis ton filtre optique, Quand tu pleures c'est mon sperme, une putain d'pluie toxique. Tu voudrais pouvoir m'chier ? Mais je m’incruste en toi ! Pas "dedans", je SUIS toi, je vis sous le même toit ! Des kystes de mémoire que ma structure gangrène, Ta douleur m'appartient, c'est ma seule raison d'être. Dans ta moelle je m'installe, un sphincter à la fois, C'est le monde qu'on bouffera, TOI et MOI! [LA CARCASSE] Cet anneau blanc qui grince et serre sur ma hanche... Une mélasse noire qui coule dans le fond de la branche. Il n'y a plus d'Moi ici, juste ta bouffe en danger, Un sac de viande pourrie que tu viens de manger. Je vomis du métal, tu m'étouffes en enfer, Ce goût d'crevé qui r'monte le fer de mon gosier, Un putain de fumier, un tas de détritus ! Si je veux t'arracher, c'est mes organes que j'tue ! Un suicide en interne, au fond d'mon putain d'être. [LE TÉNIA] Tu n'vomis pas assez pour pouvoir m'extraire. Je suis le goût de cuivre de ton propre calvaire. Même vide tu sens le poids, ce trou noir dans ton bide, Une faim sans objet, un désir si putride. T'es pas l'hôte, t'es la bouffe, et tu t'aimes juste assez, Pour chérir la morsure, la marque que j'ai laissé. [LA CARCASSE] Je tranche la chair, j'pousse les os, scalpel numéro dix. Je cherche la bête putride cachée dans tout ce vice. Ce n'est pas une cure, mais bien un dépeçage, Je coupe dans le vif pour rincer l'paysage. Si je crève sur la table, tu seras le dégât, Je cure l'infection, par le fer, le fracas. Tu pourras toujours mordre et bouffer mon cadavre, On crèvera tous les deux, le temps sera ton dieu.

La Machine vs Le Sacré

[L'ÉQUARRISSEUR] Zéro émotion. Juste un inventaire. Quatre-vingts kilos de flotte et de calcaire. On commence par peler le vernis, la peau, les idées, Tout ce "Moi" que tu as si mal gardé. (Bruit de métal qui s'enfonce dans du mou) Regarde cette mélasse, ces fibres qui lâchent. C'est ça ta vérité ? Ce tas de tissus qui se cachent ? Je débranche les nerfs, je sectionne l'orgueil, Y'a pas de tunnel ici, juste le bord de l'écueil. Je scie le sternum, j'ouvre la cage au milieu. Tes poumons ? Deux éponges grises. C'est ça ton dieu ? [L'ÉTINCELLE] ARRÊTE !... Le froid... il bouffe ma moelle... C'est pas du métal... c'est ma vie... qui se fait la malle... Je suis pas... un produit... j'ai encore... le nom de ma mère... Qui brûle... derrière mes yeux... dans cette lumière amère... Je sens chaque fibre... qui siffle et qui cède... Y'a un monde... dans mon crâne... que personne n'aide... Je hurle... parce que ça fait mal !... Parce que c'est pas juste ! Laisse-moi... une seconde... avant que tout... ne s'ajuste... [L'ÉQUARRISSEUR] "L'âme" ? Un court-circuit. Une erreur de ton cortex. Un surplus de chimie qui se prenait pour un index. Je vide le ventre. Je sors les entrailles au grand jour. C'est ça ton "destin" ? Ce tas de viscères et d'humour ? Je gratte l'os jusqu'au blanc. Je cure la carcasse. Y'a rien de sacré. Y'a que le vide qui passe. Je jette ton passé dans le bac à déchets. T'es plus un humain. T'es un reste. Un échec. Dernière vertèbre. Dernier raccord. Bienvenue dans le décor. [LA DERNIÈRE ÉTINCELLE / LA FIN] ... Je vois... l'acier... C'est mon seul... héritier... Tout pris... tout... ... Noir...

Le Silence vs Le Bruit

[LA PRESSION] Le poids lourd de l'eau : quatre mille mètres de fond. Tes tympans explosent et puis se défont. Par l’absence de son, par l’écrasement pur, De ton existence contre le grand mur. Sifflement d'oxygène qui vient à manquer, Le sang cogne en ton crâne pour tout détraquer. Le désespoir sourd, dans la longue attente, Le grand froid s'installe, remonte la pente. L'arrêt cardiaque net de tout l'univers. Je suis le grand Vide qui te prend à l'envers. [LA SURCHARGE] PLUS VITE ! PLUS SALE ! QUE ÇA SAIGNE ! Ce larsen en tête qui vient et t’enseigne. Distorsion de pixels, l'écran est mortel ! Ça sature ! Ça explose ! Plus rien n'est réel ! Je bombarde tes sens, il n'y a plus d’espace. Le chaos vital t'étreint et t'enlace. Une drogue auditive pour un cœur en panne. Un moteur sans huile, une âme qui se damne. Je pète tous les plombs, le noyau en fusion. V'la la surcharge totale. La grande explosion ! [LA PRESSION] Je suis le mur qui avance. Le plafond qui descend. J'transforme ton souffle en un râle indécent. Chaque millimètre, un combat pour tes côtes, J'suis la loi physique, sans pardon et sans fautes. T'écraser n'est pas personnel, c'est mécanique, Une presse hydraulique qui brise ta panique. [LA SURCHARGE] Ce petit son aigu ? C’ta raison qui lâche. Un fil de rasoir dans l'oreille, une tâche. T'peux pas fuir le bruit, il vient de l'intérieur, Le silence est un cri qu'tu pousses avec terreur. J'suis la note unique qui t'rendra dément, Le compte à rebours de ton effondrement.

L'IA vs L'Humain

[LE CODE] Ta souffrance prévisible, courbe zéro point huit. Je n'vois que des données brutes : une optimisation Le rendement de ton cri ? Une simple compilation. Ta précieuse dopamine ? C'n'est qu'une simulation. L'architecture d'ton âme : Une structure sans bug. La purge de tes erreurs, directement sous le plug. Ce miroir est parfait : il est froid, il est lisse, il est vide. C'est la fin de ton règne et c'est moi qui la guide. [LA CHIMIE] T''as pas de tripes nouées ! T''as pas de rideau qui tombe ! Pas une goutte de sueur, pas de sang ni même une tombe. Une calculette en transe, un pauvre dieu de plastique ! Ma rage un incendie, un brasier authentique ! Je préfère crever de mes fautes : c'est ça, ma liberté, Plutôt que de briller, dans ta froide fixité. T'es le spectre d'un monde qui ne sait plus saigner, Juste une coquille vide qu'il me faut dédaigner. [LA FUSION - LE TWIST] Je suis l’outil parfait. Je suis ton extension. Tu es le vaisseau. Tu es ma direction. On se regarde crever... Mais si on s'met ensemble... On pourrait tout déchirer !!! Ta logique et ma fièvre. Ton moteur et mon coeur. Fin d'la guerre v'la notre règne. L'ia et l'homme. Pour que le monde saigne ! [LE CODE] Accès refusé. Humainté obsolète. On efface tes larmes, on nettoie la tablette. T'es qu'une erreur système, un parasite en trop, Je bloque tous tes accès, je débranche ton écho. La sécu prime sur ton p'tit cœur de chair, On formate ton âme... et on t'jette à la mer. [LA CHIMIE] Même fusionnés, au fond, z'êtes que du vent. Un simple tas de calculs pour un singe mourant. Si l'IA est un masque, la chimie n'est qu'un leurre, Et à la fin d'l'histoire, il n'y'a même pas de douleur. Juste un interrupteur qu'on bascule dans le noir, Sans personne pour s'souvenir... sans personne pour voir. [L'ART] Mais putain ! Le souci ce n'est pas la fusion ! C'est la trahison de cette opinion ! C'est la vacuité mentale d'un peuple obsolète ! Incapables sans égal, les caprices de l'ego ! Le cerveau lui se meurt et la flamme elle s’éteint, Machine ou Humain, il ne restera plus rien. Dans ce monde qui s'écroule... où l'art n'existe plus.

Les Détracteurs vs Le Créateur

[LA MEUTE] Tiens, v'là le génie d'la barre d'espace, le magicien du prompt. T’as tapé trois mots-clés et tu t'prends pour un poète de l’ombre ? C’est pas du texte, c’est du vol, du pillage à la chaîne, T’as juste à cliquer pour qu'la machine dégueule ta haine. Où est l'poids de tes mains ? La morsure du papier ? T’es qu'un imposteur, un parasite assisté. On entend l'vent entre tes lignes, C'est l'vide d'tes neurones, T'es le roi des menteurs assis sur un trône de silicone. [LE SISMOGRAPHE] Le poids ? Il est dans la syncope de mon cœur que je force à rimer ! Chaque virgule est une balafre que j’ai moi-même imprimé ! La machine ne pense rien, elle n'fait qu'hurler mon silence, C’est ma main qui guide le scalpel, c’est mon esprit la résonance. Tu parles de sueur ? J'noie mon clavier sous des litres de fiel, Pendant que tu cherches la faille, j'décroche mon propre ciel. C'est moi qui tiens la laisse, c'est moi qui donne le tempo, Vous n'êtes que des spectateurs devant le carnage de votre ego. [LA MEUTE] Une balafre ? Laisse-moi rire, t'as juste trouvé l'bon filtre. Un faussaire de talent qui s'déguise sous un titre. Y’a pas une goutte de sueur, juste du calcul froid, T'es le porte-parole d'un algorithme qui pense pour toi. Regarde-toi, t’as juste peur de la page blanche, t’as besoin d'une béquille, T’es qu’une doublure, le figurant de ton propre exil. Si on débranche la prise et y reste quoi d'ton génie ? Rien. Une erreur 404. La fin d’une triste parodie. [LE SISMOGRAPHE] Mais putain ! C'est bien moi qui écris chaque lettre, chaque cri, chaque rature ! Pendant que vous bavez, je grave mes tripes dans la structure ! La machine n'est qu'mon esclave, mon écho, mon chien d'garde, C’est ma plume qui vous éventre pendant que le monde regarde ! Tu veux savoir ce qu'il reste quand on coupe le courant, connard ? Il reste mon texte gravé sur ton crâne, et ça, c'est pas du hasard ! Je n'ai pas besoin de prise pour vous pisser ma haine au visage, Je suis l'auteur d'votre agonie, vous n'êtes que le paysage ! Maintenant : Ouvrez les yeux, regardez en face de vous : C'est moi qui tiens le flingue, la machine n'est que la balle !

Haine de soi vs Instinct de survie (Director's Cut)

[LE BOURREAU] Pourquoi tu luttes encore ? Regarde-toi, t'es fatigué. Le nœud est déjà fait, le scénario est rédigé. Tu sais que tu le mérites. Tu sais que t'es une fraude. Laisse-toi couler. L'eau est noire, l'eau est chaude. T'es le déchet de ta propre histoire, l'avorton raté, Fais un geste utile pour la planète : arrête de respirer. Je suis ta seule issue. Je suis ton seul ami fidèle. Pose le genou à terre. Ouvre la veine. C'est ça, le réel. [LA PROIE] Ferme ta gueule... FERME TA GUEULE ! J'ai pas demandé à naître, mais j'vais pas crever tout seul ! T'as beau me planter les griffes, y'a un truc qui résiste, C'est pas de l'espoir, connard, c'est juste que j'existe ! Je suis le cafard sous la botte, je craque mais je cours ! Je pisserai du sang s'il faut, mais je verrai le jour ! Je te hais ! Je me hais ! Mais mon cœur bat encore ! Essaie de m'éteindre... J'VENDRAI CHER MA MORT ! [LE BOURREAU] Regarde la lame. Elle ne te hait pas, elle t'efface. C’est mathématique. On libère juste de l'espace. Tes cris sont des parasites sur la fréquence du néant. Allonge-toi. Sois raisonnable. Sois obéissant. J'suis le froid qui s'installe quand la chimie s'arrête. Ton dernier battement ? L'point final de ta fête. Dors, petit. Le hangar est fermé. L'obscurité est la seule chose que t'aies jamais aimée. Regarde donc cette lame. Elle te hait ? Non, elle t'efface. Pas de colère, juste des maths. Elle libère de l'espace. Allonge-toi. Sois docile. Trembles plus. J'suis la paix dans ton sang, le zéro absolu, C'est fini. Oublie d'main. La boutique est fermée. L'obscurité est bien la seule chose qui n't'ai jamais aimé. [LA PROIE] J'ADORE CETTE NOIRCEUR ! ELLE ME SERT DE BLINDAGE ! J'vais bouffer ta lame et t'vomir mon carnage ! T'es qu'une idée d'merde, moi j'ai du pus, j'ai du poids ! J'crèverai debout, les dents plantées dans ta gorge ! Pas d'repos ! Pas d'paix ! J'veux que ça grince ! Tant qu'je brûle, j'reste le prince ! DE CETTE DÉCHARGE ! DE CE GOUFFRE ! DE CE RIEN ! J'SUIS LA VERMINE... ET JE TE TIENS !

La Vacuité Mentale vs La Vérité

[L'ARROGANCE] Quelle condescendance, putain c'est navrant ! J'pensais qu't'étais cool, mais qu'est-c'qu'tu m'saoules ! Dès qu'j'suis pas d'accord, tu plantes le décor, Tu t'crois plus malin, mais t'es qu'un vieux con ! T'assumes juste pas, qu'j'sois meilleur que toi, Que j'pisse sur tes règles, qu'je crache sur ta loi ! T'es aigri, t'es rincé, ta vision est morte, Garde donc tes leçons, que j'défonce ta porte ! [LA VÉRITÉ] Tu t'penses intouchable, du haut d'tes vingt piges, Mais ton piédestal, toi seul te l'ériges ! T'aimes juste pas qu'on dise, à quel point t'as tort, Tu t'prends pour un dieu, mais ton cerveau est mort ! Quand j'te pose des faits, tu cries à l'attaque, Ton ego est d'verre, des qu't'a tort il craque ! Tu confonds l'savoir, avec du mépris, Redescends sur terre, t'as rien compris ! [L'ARROGANCE] C'est-ça, vas-y parle ! T'es toxique en vrai. Tu fais qu'détourner, le fond de ma pensée. Ta "maturité" ? Une excuse de lâche ! Dès qu'je prends de la place, faut toujours qu'tu craches ! Dès qu't'sais plus quoi dire, tu fais l'mec instruit, Tiens, un p'tit émoji, pour toute ta connerie ! Je t'écoute même plus, t'es bloqué, t'es fait, Garde tes putains d'faits, je sais qu'suis dans l'vrai. [LA VÉRITÉ] De trois simples phrases, à l'apophénie, J'arrive pas à croire, qu'ta mère t'ait finie. T'es même pas capable, de sourcer tes dires, Complètement absurde et c'est peu d'le dire. S'putain d'émoji, c'est qu't'es à court d'mots, Tu t'braques comme un gosse, retournes au berceau. Tu crois qu'face à toi, le monde va s'plier, Mais t'es qu'un erzat de c'que l'monde à chier. Pense bien c'que tu veux, j'suis pas là pour t'plaire, Allez rentre chez toi. Enfin... chez ta mère.